Comment ne pas se laisser démotiver par un échec





Il s'avère qu'apprendre à échouer est une compétence comme une autre. Ce qui signifie qu'il faut s'entraîner. Voici comment vous pouvez aborder un échec de manière à ce que, lorsque vous êtes mis à terre neuf fois, vous puissiez vous relever dix fois.


Quand vous êtes face à ce qui semble être un échec, posez vous la question.

Quel est le pire qui puisse arriver ?


Après avoir raté quelque chose, notre premier réflexe est de nous en vouloir. Des recherches ont montré que cette attitude est typique des femmes qui doivent faire face à des revers. Lorsqu'une femme se plante, elle a tendance à remettre en question ses capacités ou ses compétences. En revanche, lorsqu'un homme se plante, il pointe souvent du doigt des facteurs extérieurs qui ont contribué à son erreur, comme une salle chaude, un téléphone qui sonne dans le public ou une mauvaise sonorisation.

La raison pour laquelle ce genre d'auto-culpabilisation est un tel problème est qu'elle peut empêcher les femmes de prendre des risques à l'avenir. Si vous êtes convaincue que vous êtes fondamentalement défectueuse chaque fois que vous échouez, pourquoi ne pas éviter l'incertitude et jouer la sécurité ?

Carol Dweck, professeur de psychologie à Stanford, appelle cela "l'état d'esprit fixe" - la croyance que l'échec est une impasse au lieu d'une étape sur la voie de l'amélioration. Au lieu d'avoir une mentalité fixe, il faut avoir une "mentalité de croissance", c'est-à-dire la capacité de considérer l'échec comme une occasion d'apprendre.


Quel est le pire qui puisse vous arriver ?

Alors, pouvez-vous faire face à ce résultat ? Quelles sont les ressources dont vous disposez pour y faire face ?

Quels sont les avantages possibles de votre échec, même si la situation ne fonctionne pas ?

Vous êtes plus que votre erreur

Vous n’avez pas réussi cette fois-ci mais vous avez cartonné tant de fois avant. Evidemment notre première réaction est de nous juger car on pense ce que les autres vont faire.

Ce type de pensée déformée est courant, mais il existe des moyens de s'en empêcher. Rappelez le dernier événement en date qui vous a satisfait, rendu fier.

Vous avez également connu une série de succès, sinon vous ne seriez pas aussi bouleversé par un revers. Essayez de vous rappeler quels sont ces succès pour vous apaiser après un faux pas. Il ne s'agit pas de faire comme si une erreur n'avait pas eu lieu, mais de se rappeler que vous êtes plus que votre erreur.


Quand vous faites un bide, qui est dur avec vous ? Ce n'est probablement pas votre patron, vos collègues ou votre meilleur ami - c'est vous.


Maintenant, imaginez que c'est votre meilleure amie qui a échoué. Que lui diriez-vous ? Lui diriez-vous qu'elle est un échec et qu'elle ne s'en remettra jamais ? Ou lui diriez-vous qu'elle a eu beaucoup de réussites, qu'elle va aussi surmonter cette épreuve et qu'elle pourrait même en tirer une leçon ?

L'autocompassion est la pratique qui consiste à s'offrir la même grâce que celle que l'on accorde aux autres, et elle est liée à une réduction de la honte et de l'anxiété à la suite d'un échec. Les femmes ont tendance à avoir un peu moins d'autocompassion que les hommes, ce qui signifie que nous sommes plus susceptibles d'utiliser la critique de nous-mêmes comme moyen de pénitence et de motivation.


Tout comme l'échec, l'autocompassion peut s'apprendre.


Notez ce que vous ressentez sans exagérer ni nier vos sentiments.

Imaginez ce que vous diriez à un ami dans cette situation. Puis dirigez ces mots vers vous-même. Ce que vous aurez dit à votre ami ?


Sortez de votre tête


Être trop critique envers soi-même peut accroître l'anxiété liée à un échec. Mais le fait de trop réfléchir, ou de ruminer ce qui s'est passé, équivaut à une autocritique angoissante en boucle. Des études ont montré que le fait de trop réfléchir - en se posant des questions telles que "Comment ai-je pu (ou ont-ils pu) dire cela ?" ou "Pourquoi suis-je si anxieux ? - peut nuire à la motivation et à la capacité de résolution des problèmes d'une personne, et augmenter le risque de dépression. Ce phénomène est plus fréquent chez les femmes.


Voici quelques outils pour vous arrêter lorsque vous commencez à trop réfléchir :

Faites une promenade et regardez les arbres. Concentrez toute votre attention pendant quelques secondes sur la couleur des feuilles ou le bruit des branches qui bougent. Cela semble évident, mais cela fonctionne.

Imaginez un panneau stop. Lorsque vous vous surprenez à trop réfléchir, cette image peut inciter votre cerveau à arrêter ses machinations.

Rappelez-vous ce qui est bon dans votre vie. De quoi êtes-vous reconnaissant en ce moment ? Le fait de vous poser cette question peut vous empêcher de vous sentir si mal.

Faites bouger votre corps. Tout ce qui vous fait sortir de votre tête - faire de l'exercice, cuisiner une recette délicate ou mettre de l'ordre dans votre placard - vous aidera.

Pratiquez la prise de risque

Eleanor Roosevelt a dit un jour : "Faites quelque chose qui vous effraie tous les jours." Mais soyons raisonnables : Il est difficile d'entretenir la peur de façon régulière. Essayez plutôt quelque chose qui vous rende nerveux tous les jours. Échouer demande du courage, mais c'est aussi une chose dans laquelle vous pouvez vous améliorer. Voici quelques moyens peu risqués de renforcer votre capacité à échouer :


Demandez une table différente dans un restaurant.

Portez-vous volontaire pour un projet ou une tâche au travail qui vous rend nerveux (mais qui ne vous terrifie pas).

Demandez un surclassement gratuit dans un avion ou un hôtel (ou demandez une réduction sur n'importe quoi).

Essayez quelque chose de nouveau, comme faire du patin à glace, tricoter ou réparer un robinet cassé.

Le vrai changement se fait par petites touches, et souvent pas très voyantes. Prenez le regain de confiance que vous obtenez en survivant à un petit risque et utilisez-le pour le prochain.

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